Publié dans Politique

Commune urbaine d’Antananarivo - Naina Andriantsitohaina n’est pas la SMGD

Publié le lundi, 10 novembre 2025

Hier après-midi, à Antanimena, l’avocate de l’ancien maire d’Antananarivo et ex-ministre de l’Aménagement du territoire, Maître Nicole Andrianarivoson, a tenu une conférence de presse pour éclaircir ce qu’elle qualifie de « confusion volontairement entretenue » autour de l’affaire SMGD. Selon elle, Naina Andriantsitohaina est injustement associé à un dossier dont il n’est ni le signataire ni le bénéficiaire.

« Il faut que ce soit clair : les 11 milliards d’ariary prêtés par la CNaPS l’ont été à la société SMGD, et non à M. Naina Andriantsitohaina », a-t-elle insisté d’entrée de jeu. L’avocate a tenu à rappeler que la création de la SMGD (Société municipale de gestion digitale) visait à remplacer Easy Park, une société privée jusque-là chargée de la gestion des parkings de la Commune urbaine d’Antananarivo.

« L’idée, expliquait-elle, était de faire en sorte que les bénéfices tirés de la gestion des parkings profitent directement à la Commune, et non plus à une entreprise privée. »

Selon l’avocate, tous les documents relatifs au contrat entre la SMGD et la CNaPS démontrent la légalité de l’opération. « Le prêt de 11 milliards d’ariary a été validé par le Conseil d’administration de la CNaPS et garanti par des biens appartenant à la SMGD. M. Naina Andriantsitohaina n’a jamais signé le moindre engagement personnel dans cette affaire », a-t-elle affirmé.

Elle a également précisé que les remboursements du prêt se sont poursuivis régulièrement entre février 2022 jusqu’en mars 2024, bien après le départ de M. Andriantsitohaina de la Mairie. Abusive Me Andrianarivoson est également revenue sur la perquisition menée dimanche dernier au domicile de son client. Une opération qui suscite de nombreuses interrogations.

« Pourquoi une perquisition un dimanche ? Est-ce que M. Naina Andriantsitohaina représente un danger tel qu’il faille intervenir en dehors des jours ouvrables ? », a-t-elle questionné. L’avocate a aussi dénoncé le climat d’intimidation entourant cette opération : « Après la perquisition, les mêmes personnes continuaient de rôder autour de la propriété le lendemain. Cela ressemble davantage à une mise en scène de terreur qu’à une procédure judiciaire normale. » C’était après que l’avocate a souligné que les gens ayant mené la « perquisition » se sont d’abord présentés au domicile de l’ancien ministre pour déposer une « convocation », puis après avoir été informés de l’absence de cette personnalité à son domicile, ils ont entrepris leur perquisition.

Durant cette perquisition, deux véhicules personnels appartenant à Naina Andriantsitohaina ont été emmenés, de même que plusieurs dossiers concernant d’autres entreprises sans aucun lien avec la SMGD. Me Andrianarivoson a enfin rappelé que son client, déjà sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire, n’a jamais tenté de fuir. « Il n’est assigné à aucune résidence, il a simplement pris du recul après avoir servi son pays. Il a dit lui-même qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il est prêt à présenter toutes les pièces justificatives nécessaires », a-t-elle conclu.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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